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En matière
d’éducation à présent, la question de l’uniforme à l’école est à nouveau posée.
C’est pas la première fois, mais elle ressort. C’est
le ministre, Xavier Darcos, qui s’est dit hier favorable à ce que les élèves
portent une tenue identique comme les petits Britanniques, y voyant là un
facteur d’intégration. Les professeurs et les parents sont plutôt globalement
contre. Le point avec Fatima Medouni.
Aujourd’hui dans
les cours de recréation on trouve tous les styles, jeans, jogging, blousons,
des tenues selon les goûts, les moyens ou la mode. Sur l’uniforme, les avis
sont partagés.
« C’est une
façon de mettre tout le monde à la même enseigne parce que certaines personnes
qui n’ont pas de marques sont plutôt mises à l’écart. »
« Pour forcement,
il y a la discrimination, tout le monde est jugé sur ses apparences maintenant,
mais contre parce que forcement tout le monde a son originalité, tout le monde
a son propre style. »
Un débat relancé
hier par Xavier Darcos lors d’une visite à Londres.
« Je pense
que ça a beaucoup d’avantages, ne serait-ce que parce que ça supprime des différences
visibles de niveau social ou de fortune et que ça met tous les élèves dans une
situation d’égalité les uns par rapport aux autres. »
Un uniforme où le
t-shirt pourrait remplacer la fameuse blouse grise d’antan, une mesure gadget
selon les parents d’élèves.
« Ca va
coûter très cher, alors ça va coûter très cher à qui ? Au ministère de
l’éducation nationale qui n’a déjà pas d’argent pour faire fonctionner son école
correctement ? S’il trouve des budgets pour payer des t-shirts et des
sweat-shirts aux élèves, alors là il faudra qu’il nous explique où il a pris
l’argent. »
Aux Antilles, pas
de débat. De l’école primaire au lycée, tout le monde porte l’uniforme, jupe en
madras pour les filles, t-shirt pour les garçons.
« Le port de
l’uniforme, c’est un peu comme une équipe de football. Tout le monde a le même
vêtement donc tout de suite ça rassemble les gens. »
Le débat sur
l’uniforme ressurgi régulièrement, alors qu’en métropole, de moins en moins
d’établissements obligent les élèves à le porter.