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La cathédrale
Sainte Cécile faisait la fierté d’Albi, elle fait aujourd’hui la fierté de la
France dans le monde. La cité épiscopale est le 34ième site de notre
pays inscrit au patrimoine de l’Unesco, une heureuse surprise pour les
habitants amoureux de leur ville.
« Avec des
monuments comme il y a à Albi et puis l’atmosphère, ça mérite ce classement, je
pense. »
« Enfin,
tant attendu, l’Unesco reconnaît au patrimoine la belle ville d’Albi et
évidemment sa cathédrale et tout ce qu’on peut trouver de merveilleux ici, je
pense. »
La cathédrale Ste
Cécile achevée en 1480, le palais de la Berbie qui date du 13ième
siècle, le pont vieux qui enjambe le Tarn depuis le 11ième, cet
ensemble médiéval a séduit l’Unesco.
« Ici, nous
avons un type d’architecture très particulier, propre au sud de la France,
qu’on appelle le gothique méridional. C’est un gothique très austère qui est né
en réponse à l’hérésie cathare. »
Cela faisait une quinzaine
d’années que la ville d’Albi attendait cette distinction, elle attend
maintenant les touristes.
« D’après ce
que l’on peut entendre sur les retombées qu’il y a eu dans les autres sites
classés, entre la première et la troisième année, on peut s’attendre à une
augmentation, au niveau de la fréquentation, d’environ 30%. »
Le Mont-St-Michel
en 1979, le château de Versailles la même année, le canal du midi en 1996 ou
encore la ville de Bordeaux en 2007, ça n’a jamais raté. En 30 ans et 34 sites
classés, le nombre de visiteurs a toujours augmenté, en particulier pour les 10
lieux emblématiques sur cette carte. A Lyon, l’inscription au patrimoine date
de 1998. Dans les faits c’est 20% de touristes en plus. La reconnaissance de
l’Unesco a changé l’image de la ville.
« Ca a
certainement eu un impact, beaucoup sur la fréquentation, je dirais, des
personnes de tout pays, de l’étranger, mais aussi beaucoup sur la France, parce
que ça a permis aussi à des Français de réaliser que c’était effectivement une
ville où il fallait s’arrêter. »
La France est le
quatrième pays derrière la Chine, l’Espagne et l’Italie en nombre de sites
inscrits. Les Français savent défendre leurs couleurs auprès de l’Unesco.
« Il faut
vraiment faire son dossier très très sérieusement et qu’il faut bien argumenter pour expliquer
en quoi on est singulier, en quoi on est digne de faire partie du patrimoine de
l’humanité. »
Chaque année, environ 80 millions de touristes
étrangers visitent la France et les sites du patrimoine mondial de l’Unesco.
Comme carte de visite prestigieuse, on n’a pas trouvé mieux !