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Autre sujet qui
nous tient à cœur : Faut-il mettre en place des quotas de femmes dans les
entreprises ? C’est la question que pose aujourd’hui Valérie Létard, la
secrétaire d’état à la solidarité. Il faut dire que les chiffres sont
consternants. On compte, par exemple, moins de 10% de femmes dans les conseils
d’administrations et malgré les efforts de quelques entreprises, l’égalité
hommes-femmes au travail reste un vœu pieu. Regardez ce reportage de Pascale
Winkel et Thierry Acket.
Cela fait plus de
20 ans que Véronique Pujo travaille chez ce constructeur automobile. Ingénieure
de formation, elle a progressivement gravi les échelons.
« Aujourd’hui
je manage une équipe d’une centaine de personnes, essentiellement des hommes,
dans le domaine mécanique de la liaison au sol des véhicules. »
Un métier d’homme
pourrait-on dire. C’est pour en finir avec ce genre de cliché et attirer les
femmes que Peugeot-Citroën a signé avec ses syndicats un accord sur l’égalité.
Depuis, le groupe recrute davantage de femmes, favorise leur accès aux postes à
responsabilités et leur offre un salaire équivalent à celui des hommes. Et pour
mieux concilier vie professionnelle et vie familiale, le groupe a ouvert des
crèches pour les enfants de son personnel, une politique volontariste qui fait
figure d’exception.
« Aujourd’hui,
150 entreprises environ ont signé un accord d’entreprise et parmi ces 150
entreprises, seulement 60% des entreprises du CAC 40. »
Voilà pourquoi l’égalité
hommes-femmes est en panne. L’écart de salaire est toujours de 19% en moyenne parce qu’à travail égal, les femmes sont moins
bien payées, mais également parce qu’elles sont souvent employées à temps
partiel dans des métiers où les rémunérations sont faibles. Les diplômes ou
l’expérience ne changent rien. Les femmes montent moins haut dans l’entreprise.
« Il y a une
sorte de plafond invisible qui est lié à des préjugés, qui est lié à une
moindre confiance qu’on leur donne, et qui fait qu’elles n’ont pas la carrière
à laquelle elles pourraient prétendre. »
Malgré 3 lois en
25 ans, la situation reste figée. Prochaine étape en 2010 avec des sanctions
financières à l’encontre des entreprises qui rechignent à appliquer l’égalité
salariale.