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Au chapitre
médical à présent. A l’occasion de la journée nationale du dépistage de
l’obésité infantile, les pédiatres rappellent l’importance d’un dépistage
précoce et d’une alimentation équilibrée. Le nombre d’enfants en surpoids a
doublé en 10 ans. Alors, voyons comment on peut prendre en charge ces enfants
et leur redonner confiance avec ce reportage dans un centre des Yvelines de
Fatima Medouni et Sébastien Maloiseaux.
En 6 mois, dans
ce centre de moyen séjour, Félicia, 15 ans, a parcouru un long chemin.
Aujourd’hui, elle arrive à mettre des mots sur ses problèmes de poids, sur ses
souffrances aussi.
« Y avait le
regard des autres et les moqueries des personnes et ça me faisait souffrir. Là,
ben, on est tous ensemble. On est entre jeune donc on se comprend. »
Avec 15 autres
jeunes en surpoids ou obèses, l’adolescente suit un programme associant
scolarité et soins. Une visite de pré-admission permet d’évaluer la demande de
l’enfant et surtout son réel désir de changement.
« Il s’agit
pas de leur dire fais-ci, fais-ça, en général, ils le font pas, ils nous
croient pas. Par contre, une fois qu’ils, à distance des parents, vont
expérimenter, que par exemple faire un petit déjeuner le matin, ben oui, ça
marche, c’est bien parce que comme ça on peut moins manger dans la journée.
Ensuite ils vont se dire, ah ben tiens, j’ai expérimenté, donc ça marche, donc
je vais continuer. »
Avec les ateliers
cuisine, les jeunes apprennent à rééquilibrer leur alimentation.
« J’évite
les grignotages, parce que quand on grignote, on mange tout ce qui nous tombe
sous la main, quoi. »
Ici, place est
laissée aux produits naturels.
« On n’est
pas du tout dans un régime restrictifs avec des aliments allégés en gras ou
allégés en sucre avec de l’aspartame. Ils ont une alimentation tout à fait
normale comme les autres ados du centre. »
Il y a encore
quelques mois, Félicia n’aurait pas imaginé pouvoir gravir ce mur d’escalade.
« Ben, ça se
voit que j’ai perdu du poids. »
En France, près
de 18% de jeunes sont en surpoids ou obèses. Courant janvier, le ministère de
la santé compte lancer des actions ciblées en direction des régions les plus
touchées.