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Et on sait qu’en
Grande-Bretagne, les hooligans ont été la plaie du football anglais. Les
Britanniques sont pourtant parvenus à surmonter ce problème, comme nous
l’explique notre correspondant à Londres, Nicolas Bellet.
Quelque soit
l’heure du match, la bière coule à flot. Des litres d’alcool, bus sous l’œil
vigilant des policiers qui peuvent à tout moment interdire l’accès au stade aux
supporters les plus éméchés. Pour gagner la tribune, deuxième contrôle effectué
par les vigiles du club, ils ont carte blanche pour refouler les fauteurs de
trouble, même s’ils ont payé leur billet au prix fort. Pendant la rencontre,
les caméras de surveillance permettent de repérer les fans un peu trop excités
et donc d’empêcher ce genre de comportement. Quant aux individus les plus
dangereux, ils figurent sur un fichier national et sont, tout simplement,
privés de football. A chaque rencontre, ces 3000 hooligans doivent se présenter
au commissariat de leur quartier.
« La police
britannique est devenue la meilleure au monde pour tout ce qui touche au
hooliganisme. Ils ont créé une unité spéciale qui ne s’occupe que de nous.
Alors, pour être honnête, je n’essaye même pas d’aller au stade. Je sais très
bien que quoi que je fasse, je ne pourrais pas rentrer. »
La traque des
hooligans ne s’arrête pas aux frontières du royaume. Dès qu’une équipe anglaise
joue à l’étranger, la police patrouille les aéroports et vérifie l’identité des
supporters.
« S’ils
viennent à l’aéroport, c’est qu’ils n’ont pas remis leur passeport à la police
comme la loi l’impose. Nous pouvons alors les arrêter. Ils risquent 6 mois de
prison ou 6000 euros d’amende. »
Une politique
répressive qui a porté ses fruits. Débarrassés des hooligans, les stades
anglais ont retrouvé un certain fair-play, même si les injures et les sifflets
n’ont pas disparu.