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Toujours en
matière de santé, les Français semblent plus raisonnables avec les
antibiotiques. En 5 ans, la consommation a presque baissé d’un quart. Il faut
dire que les campagnes d’information se sont multipliées. Lionel Gendron.
Les médecins ont
dû casser cette croyance : les antibiotiques sont la solution miracle pour
soigner les maladies hivernales. Il a fallu ressasser ce message aux patients.
« On est
devant une forme d’allure virale, c'est-à-dire qu’on va avoir un traitement
sans antibiotique. » et multiplier les campagnes d’information.
« Gégé, t’es
en forme, hein ? Y t-a prescrit des antibiotiques ? »
« Ben non,
les antibiotiques, c’est pas automatique. »
En 5 ans, la
consommation a baissé de pratiquement 25%, cela représente 27 millions de
traitements évités et une économie de 850 millions d’euros, mais l’intérêt de
cette baisse est avant tout médical.
« Si on les
utilise à mauvais escient, à tout bout de champ, à ce moment là on va
multiplier les résistances bactériennes et lorsqu’on sera devant des bactéries
résistantes, on ne pourra plus les soigner. »
Les Français en
progrès mais peuvent mieux faire. Nous restons les deuxièmes plus gros amateurs
d’antibiotiques en Europe après les Grecs.
« Nous
consommons le double, au moins, presque
le triple d’antibiotiques que la moyenne de l’Europe. »
Les antibiotiques
ont leur utilité mais il faut les prescrire à bon escient pour qu’ils restent
efficaces. Un pays comme l’Islande a pris une mesure radicale, ils ne sont plus
remboursés. En France, on préfère sensibiliser, les médecins, mais aussi les
assistantes maternelles. Elles gardent un quart des enfants de moins de 3 ans.
L’assurance maladie va les solliciter pour informer les jeunes parents.