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C’était en pleine
conquête de l’Elysée. Il parlait de sa
vocation, on entre en politique comme on entre en religion.
« Jeune,
j’ai été ému par la célèbre prière de Michel Ange : Seigneur, accordez moi
la grâce de toujours désirer plus que ce que je ne peux accomplir. »
Et ce même jour à
Marseille, Nicolas Sarkozy va plus loin et rend hommage à un Pape.
« Jean Paul
II était et restera une référence pour la jeunesse du monde et le monde a beaucoup perdu en perdant Jean Paul II »
Aujourd’hui, le
président Sarkozy pense que la république et Dieu peuvent faire bon ménage.
« Je conçois
mon rôle de président de la république comme devant être aux côtés de l’église
de France, dans les mauvais moments comme dans les bons. »
Et le démontre en
venant féliciter le cardinal André Vingt-Trois, le nouveau président de la
conférence épiscopale.
« Vous voici
donc président, vous aussi. »
« Vous
voulez qu’on fasse une amicale ? »
« Il a voulu
me blaguer alors boom tout de suite. C’est ça notre conception de la séparation
de l’église et l’état. »
Avec lui, on se
demande si la présidence sera religieuse ou ne sera pas. Et à travers ses
voyages dans le monde entier, toutes les chapelles sont les bienvenues pour
marteler son crédo sur le sentiment religieux, parfois au risque de choquer.
« Dans la transmission des valeurs et
dans l’apprentissage de la différences entre le bien et le mal, l’instituteur
ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé »
« Ni
Giscard, ni De Gaulle, ni Pompidou, ni Mitterrand, ni personne n’a jamais incité le peuple à se rapprocher de la
divinité. C’est pas dans le rôle du président de la république, c’est pas dans ses statuts. »
Mais le président
Sarkozy n’oublie pas que les fidèles sont aussi des électeurs. Et que dans une
démocratie sans miracle, leurs voix sont parfois imprévisibles.